Romain Adam

Courir la nuit en compétition

courir la nuit

Lorsqu’on fait du trail, les courses peuvent se dérouler toute la nuit ou en partie. La configuration change si on doit passer toute la nuit dehors, courir le soir ou tôt le matin. Par exemple, la SaintéLyon part à 23h30, la MaxiNight à 17h45 (nuit en octobre) ou la 6000D à 5h du matin. Voyons ensemble quelques conseils pour s’adapter et bien réussir à courir la nuit.

Courir la nuit en compétition a un côté magique : un défilé de loupiotes et des sens modifiés par rapport à la course en plein jour. Notre perception varie. On a souvent l’impression d’aller plus vite à cause du champ de vision qui se rétrécit.

Ce champ de vision qui se rétrécit permet de mieux se concentrer sur le chemin devant soi. Il faut orienter sa lampe frontale pour avoir un maximum de visibilité sur les 2 à 10 mètres devant soi. On essaie de garder la tête droite, sans se pencher vers le sol. Le fait de regarder devant permet de bien anticiper. Il faut garder une foulée la plus naturelle possible.

Deux conseils importants : anticipe bien les obstacles en regardant suffisamment au loin et réduis l’amplitude de ta foulée.

S’entrainer la nuit

Il n’y a pas de secret, il faut s’habituer en courant à des horaires proches de ceux de la course. Cela permet de s’habituer à courir dans l’obscurité mais aussi à faire fonctionner son corps à des heures inhabituelles.

La course part le soir ? Habitue toi à courir le soir après le travail, à des heures sombres. La course part tôt le matin ? Habitue toi à des sorties matinales. Si tu cours toute la nuit, c’est bien d’alterner des entrainements le soir et tôt le matin. On ne recommande pas de faire des nuits blanches à courir en dehors de la compétition, cela peut engendrer une fatigue importante.

Bien voir la nuit

Pour s’entraîner la nuit en tout sécurité, il faut être vu avec une bonne frontale et des vêtements réfléchissants. Le jour de la course, il faut une bonne frontale, que tu as déjà testée à l’entrainement.

Nous recommandons comme système d’éclairage une lampe frontale sur la tête ou un éclairage au niveau du buste. Regarde la luminosité et la durée d’autonomie (batterie ou pile). L’intensité de l’éclairage de la frontale se mesure en lumens. Privilégie des lampes frontales d’au moins 200 lumens.

S’il fait très froid, l’autonomie de la lampe peut chuter, prends alors deux frontales ou deux batteries.

Prévoir des habits chauds

La nuit, dès que le soleil tombe, la température chute vite. Surtout aux intersaisons, on peut se faire piéger en anticipant pas suffisamment. Il faut donc t’équiper en conséquence. Prévois plusieurs couches, quitte à enlever une couche en montée et en remettre une en descente. Tu peux toujours ranger ta veste plus tard dans un sac ou la mettre autour de la taille.

Idéalement tu prends donc des vêtements chauds et respirants. Potentiellement un coupe-vent imperméable.

Par période sur des courses longues la nuit, on a des moments où on a plus froid que d’autres, quelque soit le dénivelé. Prends toujours une couverture de survie (souvent exigé dans le matériel obligatoire) pour te couvrir au cas où tu dois attendre immobile.

Si les conditions sont très froides, retrouve nos conseils sur comment courir l’hiver dans le froid, en protégeant bien tes extrémités du corps avec gants, bonnets et chaussettes.

Voilà, il te reste plus qu’à bien préparer ta course, vérifier la liste du matériel obligatoire suffisamment à l’avance et profiter de l’expérience de courir la nuit 😉