Guillaume Adam

Courir avec un masque, le Buff® autorisé !

Marseille, Paris et d’autres grandes villes rendent le masque obligatoire en plein air, y compris pour l’activité physique. Dès lors, quelle est la moins pire des solutions pour continuer à pratiquer le sport en ville ? Voyons les recommandations et solutions pratiques.

Porter un masque est risqué quand on fait du sport

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) “déconseille le port du masque lors de la pratique d’une activité physique” et va même plus loin en indiquant qu’il “ne faut pas porter de masque quand on fait de l’exercice car les masques peuvent réduire l’aisance respiratoire”. De plus cela entraîne une humidification du masque et le rend inefficace.

Sur cette base, les arrêtés préfectoraux vont à l’encontre des recommandations d’experts de la santé.

Le tour de cou (ou Buff®), la moins pire des solutions ?

Si faire un footing à faible intensité est faisable, réaliser une séance de fractionnés se révèle impossible à réaliser avec un masque jetable grand public.

Il existe néanmoins une solution que les coureurs adoptent parfois l’automne et l’hiver. Le tour de cou multifonction, que l’on appelle aussi Buff® du nom de la marque née en Espagne, est régulièrement utilisées par les coureurs ou skieurs de fond pour lutter contre le froid.

Il devient souvent indispensable lorsqu’il fait moins de -5 degrés Celcius, en couvrant le nez et la bouche. L’air froid sec est alors humidifié par l’air expiré.

L’été, il est aussi utilisé comme bandana sur la tête.

Le tissu du tour de cou est souvent assez léger et bien plus agréable que celui d’un masque jetable. Le gouvernement précise que “le masque à porter est un masque grand public, qui peut être un masque chirurgical ou un masque en tissu.” Le tour de cou multifonction remplit donc bien les critères.

De plus, il est possible de tourner le tour de cou pendant sa sortie, lorsque le tissu humide sur le visage devient désagréable.

Enfin, le tour de cou peut s’abaisser facilement en dessous de la bouche si vous ressentez la moindre gêne, et se remet aussi en une fraction de seconde.

Pour ma part, j’habite dans le centre-ville de Chambéry, et l’obligation de porter le masque est pour le moment sur une centaine de mètres uniquement. Je pars donc avec le tour de cou sur la bouche et l’abaisse dès que je quitte la zone d’obligation et ne croise plus personne, et le remets à mon retour.

Si l’obligation devait s’étendre y compris dans la forêt où il n’y a quasiment personne, je ne me priverai pas de l’abaisser lors d’efforts intenses, et de le remettre si jamais je croisais un autre coureur ou promeneur. Le bon sens doit aussi primer !