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Conseils compétition

Comment éviter les crampes pendant un marathon ? 5 conseils

Coureur victime d’une crampe pendant un marathon

Tu te prépares pour un marathon ? Les crampes font partie des scénarios que beaucoup de marathoniens redoutent, que tu vises 3h ou 4 heures. Elles surgissent souvent dans les 10 derniers kilomètres, aux ischio-jambiers, aux mollets ou aux cuisses. Bonne nouvelle : pour éviter les crampes pendant un marathon, tu as surtout la main sur ton allure et ta préparation musculaire, bien plus que sur ton bidon.

La réponse en bref

  • Sur marathon, les crampes sont surtout liées à la fatigue musculaire : un départ trop rapide et des jambes pas assez préparées sont les premiers suspects.
  • Les études ne montrent pas de lien net entre crampes et déshydratation ou perte de sel chez la plupart des coureurs.
  • Le renforcement musculaire et des sorties longues avec des portions à allure marathon préparent tes jambes à tenir 42,195 km.
  • Si tu as déjà eu des crampes en course, ton risque est plus élevé : sois encore plus prudent sur l’allure de départ.
  • Si la crampe arrive : ralentis, marche quelques secondes, étire doucement le muscle, puis repars progressivement.
Sommaire
  1. Qu’est-ce qu’une crampe à l’effort ?
  2. Pourquoi a-t-on des crampes pendant un marathon ?
  3. 5 conseils pour éviter les crampes pendant un marathon
  4. Que faire si une crampe survient pendant un marathon ?
  5. Préparer ses muscles pour courir un marathon sans crampes avec RunMotion Coach
  6. FAQ : crampes et marathon

Qu’est-ce qu’une crampe à l’effort ?

Une crampe est une contraction involontaire et douloureuse d’un muscle ou d’un groupe de muscles. Elle survient de manière soudaine et peut durer de quelques secondes à plusieurs minutes.

Sur marathon, on distingue la vraie crampe, quand tu te tords de douleur et dois absolument t’arrêter, du « début de crampe » : tu sens le muscle se raidir, se durcir et commencer à se contracter de façon inhabituelle. C’est à ce stade que tu peux encore agir. Des crampes nocturnes peuvent aussi apparaître dans la nuit qui suit la course, sur des muscles très fatigués.

Pourquoi a-t-on des crampes pendant un marathon ?

La fatigue neuromusculaire, principal suspect

L’explication la plus soutenue aujourd’hui est neuromusculaire. Quand un muscle se fatigue, l’équilibre entre les signaux nerveux qui le font se contracter et ceux qui le freinent se dérègle. Le muscle finit par se contracter sans que tu le décides (Schwellnus, 2009). C’est pour cela que les crampes arrivent rarement au 5e kilomètre, mais souvent après le 30e, sur les muscles qui travaillent depuis le plus longtemps.

Une allure trop ambitieuse

Une étude a suivi 210 triathlètes sur un Ironman. Ce qui distinguait ceux qui ont eu des crampes, ce n’était ni leur niveau de déshydratation, ni leur taux de sodium sanguin, mais une vitesse de course plus élevée et des antécédents de crampes (Schwellnus et al., 2011). C’est une étude observationnelle, sur triathlon et non sur marathon, mais le message est cohérent avec ce que vivent beaucoup de coureurs : partir trop vite se paie en fin de course.

Les dommages musculaires liés aux chocs

Sur marathon, les chocs répétés sur le bitume abîment progressivement les fibres musculaires. Une étude menée sur des marathoniens a montré que ceux qui avaient eu des crampes présentaient à l’arrivée des marqueurs de dommages musculaires plus élevés que les autres (Martínez-Navarro et al., 2020). Des jambes habituées à la distance et à l’impact y sont donc mieux préparées.

Et la déshydratation, les électrolytes ?

Elles ne sont pas à exclure totalement, notamment par forte chaleur (au-delà de 25 degrés) ou forte humidité. Mais sur un marathon couru dans des conditions classiques, ce n’est généralement pas le facteur déterminant. Une revue de la littérature conclut que les crampes à l’effort ont probablement plusieurs causes, et que l’hydratation ou les électrolytes peuvent jouer chez certains coureurs sans expliquer la majorité des cas (Maughan et Shirreffs, 2019).

En trail et en ultra, le contexte change : descentes, durée, chaleur. Nous l’expliquons dans notre article sur les crampes en trail et en ultra-trail.

5 conseils pour éviter les crampes pendant un marathon

1. Pars à la bonne allure

C’est le conseil le plus simple et probablement le plus efficace. Fixe ton objectif à partir de tes chronos récents, par exemple avec notre calculateur de prédiction de performance, et tiens-le dès les premiers kilomètres. Pour un coureur amateur, le negative split (finir plus vite qu’on est parti) est difficile à réussir : il est fréquent de perdre une dizaine de secondes au kilomètre après le 30e km. Prendre un peu d’avance au début peut donc se défendre, mais jamais plus de 5″/km plus vite que ton allure cible. L’euphorie du départ pousse beaucoup de coureurs bien au-delà. Si tu as déjà eu des crampes sur marathon, reste au plus près de ton allure cible sur la première moitié.

C’est ce qui m’est arrivé en 2019 sur le Marathon de New York. J’étais parti trop vite, malgré une préparation perturbée le dernier mois avant le marathon. J’ai eu des douleurs fortes aux ischios à partir du km30, à cause de cette préparation compliqué, le départ trop rapide (2min trop vite au semi), et un manque de renforcement musculaire des jambes. Les ischios étaient raides, au bord de la crampe. Le fait de marcher 30 secondes sur les deux derniers ravitos pour détendre les cuisses m’ont aidé à franchir la ligne d’arrivée, en 2h39, à seulement 1 minute de mon record.

2. Renforce tes jambes

Des muscles plus forts se fatiguent moins vite à la même allure. Intègre une à deux séances de renforcement musculaire spécial marathon par semaine, en insistant sur les ischio-jambiers, les mollets, les quadriceps et les fessiers. Un déséquilibre marqué, par exemple des quadriceps très forts par rapport aux ischios, est une piste souvent évoquée chez les coureurs qui crampent toujours au même endroit. Les études n’ont pas encore démontré directement l’effet préventif du renforcement sur les crampes, mais c’est le levier le plus logique au vu de ce que l’on sait de la fatigue musculaire.

3. Habitue tes muscles à la distance et à l’allure marathon

Tes jambes doivent connaître la durée de l’effort avant le jour J. Allonge tes sorties longues progressivement au fil de la préparation, et intègres-y des portions à allure marathon une fois la base construite. C’est ce travail qui prépare les fibres musculaires aux chocs répétés de la route et limite les dommages en fin de course.

À l’inverse, évite d’en faire trop les derniers jours : une semaine de course trop chargée arrive sur la ligne de départ avec des jambes déjà fatiguées.

Doser la progression de ta charge et placer les bonnes séances au bon moment, c’est exactement ce que fait un plan adaptatif. Essaie RunMotion Coach gratuitement pendant 7 jours pour préparer ton marathon à ton niveau.

4. Hydrate-toi et alimente-toi sans excès

Bois régulièrement de petites quantités, presque à chaque ravitaillement, en suivant ta soif plutôt qu’en te forçant. Par temps chaud, sois plus attentif. Les boissons isotoniques ne sont pas indispensables sur la durée d’un marathon, mais elles peuvent t’aider si tu les tolères bien. Teste-les à l’entraînement, comme tes gels ou purées : l’apport en glucides t’aide à maintenir ton allure en fin de course.

5. Choisis un matériel déjà testé

Cours avec des chaussures que tu connais et dans lesquelles tu te sens bien, et des vêtements techniques déjà portés en sortie longue. Notre guide du matériel pour le marathon t’aide à faire le tri. Les chaussettes de compression n’ont pas fait la preuve qu’elles préviennent les crampes, mais si tu t’y sens bien, rien ne t’empêche de les porter.

Que faire si une crampe survient pendant un marathon ?

Apprends à reconnaître les premiers signes : spasmes légers, muscle qui se raidit. Réduire ton allure de 10″ à 15″/km suffit parfois à retrouver de la vigueur dans les jambes. Si la crampe se rapproche malgré tout, marche quelques secondes, par exemple au ravitaillement, pour soulager le muscle. Si elle s’installe :

  • Étire doucement le muscle : pour le mollet, penche-toi en avant avec le pied concerné en arrière et le talon au sol.
  • Masse la zone quelques secondes pour aider le muscle à se relâcher.
  • Repars progressivement, en alternant marche et course si besoin, avant de reprendre une allure un peu plus prudente.

Le jus de cornichon, populaire chez les traileurs, a soulagé plus vite des crampes provoquées en laboratoire, par un effet réflexe et non par un apport de sel (Miller et al., 2010). Sur marathon, inutile de prévoir ce genre d’astuce : l’allure reste ton meilleur outil.

Si tu as des crampes fréquentes, y compris au repos, ou une douleur qui persiste après la course, parles-en à un médecin.

Préparer ses muscles pour courir un marathon sans crampes avec RunMotion Coach

Pour éviter les crampes pendant un marathon, retiens trois choses : pars à une allure réaliste, renforce tes jambes et habitue-les à la distance. L’hydratation compte, mais elle passe après.

Les plans d’entraînement RunMotion Coach t’aident à progresser régulièrement en tenant compte de ta charge d’entraînement. Le module PPG te propose en plus des exercices de renforcement et d’étirement pour préparer tes muscles à l’effort prolongé. Nous avons des témoignages d’utilisateurs qui avaient souvent des crampes aux ischios jambiers sur marathon, et qui n’en n’ont plus eu avec l’effet cumulé du plan d’entraînement marathon RunMotion et de la PPG proposée par l’application.

FAQ : crampes et marathon

Pourquoi ai-je des crampes à partir du 30e kilomètre ?

Parce que tes muscles arrivent au bout de leur préparation. La fatigue neuromusculaire et les dommages liés aux chocs s’accumulent, surtout si tu es parti trop vite. Des sorties longues progressives et une allure de départ réaliste repoussent ce moment.

Boire plus évite-t-il les crampes sur marathon ?

Pas forcément. Les études ne montrent pas de lien net entre déshydratation et crampes chez la plupart des coureurs. Bois régulièrement selon ta soif, surtout s’il fait chaud, mais mise d’abord sur l’allure et la préparation.

Faut-il prendre du sel ou du magnésium pour éviter les crampes ?

Rien ne montre clairement que ces suppléments préviennent les crampes à l’effort chez un coureur qui mange équilibré. Si tu as des crampes fréquentes, y compris au repos, parles-en à un médecin.

Que faire si une crampe arrive en pleine course ?

Ralentis ou marche quelques secondes, étire doucement le muscle concerné, masse-le, puis repars progressivement en alternant marche et course si nécessaire.

Mis à jour le 29 octobre 2026.

Sources : Schwellnus, Br J Sports Med, 2009 · Schwellnus et al., Br J Sports Med, 2011 · Martínez-Navarro et al., J Strength Cond Res, 2020 · Maughan et Shirreffs, Sports Med, 2019 · Miller et al., Med Sci Sports Exerc, 2010.

Romain Adam
Romain Adam

Marathonien (2h32) et 2x finisher de l’UTMB (27h), Romain partage son expérience pour aider les coureurs de tous niveaux à progresser et transmettre ce que la course lui a apporté.

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