Guillaume Adam

La périostite tibiale chez le coureur

Périostite tibiale chez le coureurLes coureurs sont parfois sujets à des périostites. La périostite tibiale provoque une douleur sur la face interne du tibia, cet os situé entre la cheville et le genou. Ces douleurs disparaissent généralement au repos mais peuvent être assez intenses en phase de course ou de bondissements.

Les causes de la périostites

La plupart du temps, une consultation chez le médecin du sport ou le kinésitérapeute suffit à le diagnostiquer. La périostite ne doit pas être confondue avec la fracture de fatigue.

Il y a deux causes principales à la périostite. La première est un traumatisme, typiquement chez les footballeurs. La seconde touche plus les coureurs et est la suite de microtraumatismes.  Elle est bien souvent causée par des chaussures inadaptées au profil du coureur ou par une augmentation trop rapide de la charge d’entraînement.

Des terrains d’entraînement trop durs, sur goudron, peuvent aussi favoriser l’apparition de ces douleurs, ainsi qu’un surpoids. Les foulées avec une attaque avant-pied seraient aussi plus sensibles aux périostites.

La périostite survient généralement dans la moitié inférieure du tibia, c’est à dire proche de la cheville. Dans la moitié des cas, elle survient sur les deux jambes.

Les traitements de la périostite

Il faut compter entre 2 et 6 semaines pour que la douleur s’arrête, et le mieux est d’observer une période de coupure dès que les premiers signes apparaissent ou de faire de l’entraînement croisé. Il est conseillé de glacer la zone douloureuse une trentaine de minutes par jour pour diminuer l’inflammation.

De plus, si les mollets sont un peu durs, il est recommandé d’assouplir et masser les mollets. Vous pourrez ajouter des exercices de renforcement des mollets à la reprise pour éviter une récidive.

Le kiné pourra aussi vous poser un tape pour réduire les contraintes sur la zone douloureuse.

En cas de douleur aïgue, les chaussures avec un drop intermédiaire à élevé peuvent soulager légèrement la douleur.

Une fois que la douleur a disparu, on peut recommencer progressivement la course sur terrain souple, par exemple sur chemin ou herbe après un mois. Pour réduire les contraintes mécaniques, on évitera dans un premier temps les côtes et le travail de vitesse.

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