Guillaume Adam

Comment bien choisir ses chaussures running ?

choisir ses chaussures running
Bien qu’il existe des milliers de modèles de chaussures running sur le marché, il est parfois difficile de trouver chaussure à son pied. Afin de choisir la paire de chaussures qui vous convient, il est nécessaire de se poser quelques questions. Dans un magasin running spécialisé, le vendeur va vous aider dans cette démarche mais lorsque vous achetez en ligne, voici quelques questions à se poser.

Une chaussure comporte de nombreux éléments : une semaine de contact avec le sol, une semelle intermédiaire (on parle d’amorti), une semelle de propreté et le dessus de la chaussure, appelé la tige. Sa durée de vie est d’environ 600 kilomètres pour les chaussures légères à 1000 kilomètres pour les chaussures avec un peu plus d’amorti.

Quel est l’usage que je vais faire de mes chaussures running ?

“Pour courir !” vous allez dire. Oui, mais il y a différentes manières de courir et cela va influencer le choix des chaussures. Il est même recommandé de posséder 2 paires de running différentes que vous choisirez en fonction des jours et des séances.

Alterner l’entraînement avec 2 paires de chaussures serait aussi bénéfique contre les blessures, entraînant jusqu’à 39% de blessures en moins selon une étude luxembourgeoise.

Si vous courez principalement sur route, vous pouvez choisir une paire de running avec une semelle de contact classique.

Si vous courez sur des terrains boueux ou en montagne, les chaussures de trail seront plus adaptées pour éviter de glisser voire de chuter.

Si vous courez régulièrement sur piste ou en compétition et souhaitez avoir une sensation de légèreté, les chaussures de running avec un faible amorti et un poids faible sont à privilégier.

Comment choisir l’amorti de mes chaussures ?

Chaque marque a sa propre technologie pour la semelle intermédiaire. Elle a pour rôle d’amortir l’onde de choc à chaque appui au sol et fait aussi figure d’argument marketing. Adidas propose son Boost, Asics son gel, Hoka One One son amorti maximaliste, Nike parfois ses bulles d’air ou dernièrement une plaque de carbonne pour sa fameuse Vaporfly 4%… La plupart du temps la semelle intermédiaire est composée en partie d’EVA, une mousse qui a à la fois des propriétés de flexibilité et d’amortissement. Elle a aussi l’avantage d’être légère.

Un des débats ses dernières années remet en question les chaussures avec beaucoup d’amorti car il forcerait le coureur à attaquer avec le talon. Lorsque le coureur atterrit sur le talon, la force exercée au sol est plus importante que si le coureur court sur le milieu ou l’avant du pied. Cette attaque sur le talon pourrait être la cause d’une bonne partie des blessures.

A l’opposé, les chaussures minimalistes n’ont peu ou pas d’amorti, ce qui sollicite davantage le pied et les mollets. Une progressivité doit être impérativement respecté pour les coureurs souhaitant essayer ce type de chaussures.

A chaque appui au sol, le coureur absorbe 2 à 3 fois son poids du corps. Il est donc préférable de choisir l’amorti en fonction de son poids.

Les coureurs en dessous de 80kg ont plutôt intérêt à choisir un amorti faible ou intermédiaire et les coureurs en dessus de 80kg un amorti intermédiaire ou important pour plus de stabilité.

Se sentir bien dans ses chaussures

Lorsque l’on choisit une paire de chaussures, n’hésitez pas à essayer 3 ou 4 paires différentes et à courir une cinquantaine de mètres avec pour voir si elle vous convient. Vous veillerez à ce que la chaussure convienne à la largeur et la forme de votre pied.

Chaque marque propose un chaussant assez différent, il est donc fort probable que vous vous sentiez beaucoup mieux dans une marque que dans une autre. Selon une étude britannique, le prix de la chaussure n’a aucun lien avec le confort de celle-ci.

Attention à ne pas trop serrer les lacets pour ne pas trop compresser le pied.

La pose d’appui : pronateur, universelle ou supinateur

Lorsque vous posez votre pied au sol, certains coureurs ont tendance à avoir une pose de pied intérieure (pronateur), normale (universelle) ou extérieure (supinateur). Vous pouvez le remarquer à l’usure de votre chaussure ou sur une vidéo de dos vous filmant en train de courir. Certains modèles de chaussures proposent ces corrections pour que vous ayez une pose de pied plus à plat.

Ces renforts artificiels peuvent être rassurants mais il est aussi intéressant de faire quelques exercices de renforcement musculaire et de travail de pied pour corriger à terme ces déséquilibres.

Recommandations pratiques pour choisir ses chaussures running

– Si vous êtes déjà coureur, apportez vos anciennes chaussures au vendeur d’un magasin spécialisé. Il pourra vous aider à choisir un modèle en fonction de l’usure de vos anciennes chaussures.

– Ne prenez pas une chaussure trop petite car le volume du pied à tendance à très légèrement augmenter en courant. Il est aussi préférable d’essayer ses chaussures en soirée plutôt que le matin car le pied a aussi tendance à légèrement prendre du volume dans la journée.

– Pensez à essayer vos chaussures avec des chaussettes que vous mettrez pour courir.

– Si vous changez de marque, fiez vous plutôt à la taille US que EUR car les fabricants ont souvent la même unité US. Il peut cependant y avoir des variations pour les tailles EUR car la table de conversion est propre à chaque marque.